Diderot à Romilly, seul lycée dans l’Aube à rouvrir ce mardi

David Hartmann (à droite), accompagné de son adjoint Michel Laurent et de la gestionnaire, Myriam Labrousse-Monsour, a beacoup travaillé à mettre en œuvre le protocole sanitaire.

David Hartmann (à droite), accompagné de son adjoint Michel Laurent et de la gestionnaire, Myriam Labrousse-Monsour, a beacoup travaillé à mettre en œuvre le protocole sanitaire

C’est un lycée complètement réinventé. Un travail titanesque porté par le proviseur, David Hartmann et son équipe de direction et l’ensemble des agents, fortement impliqués dans le processus visant à la réouverture de l’établissement.

Un vrai casse-tête

Mardi, Diderot sera le seul lycée aubois à rouvrir aussi tôt ses salles de classe à une petite centaine d’élèves seulement.

Une rentrée prévue sur la base du volontariat, avec le souci constant de faire respecter le protocole sanitaire de l’Éducation nationale visant à réduire les risques face aux menaces du Covid-19.

Rien n’aura été simple. Il a fallu réaménager les espaces, penser au sens des déplacements, réorganiser les emplois du temps, décider quels élèves viendront en priorité, prévenir les parents, recenser les enseignants qui pourront travailler sur place… un vrai casse-tête !

Lavage de mains à répétition, port du masque obligatoire ou recommandé, récréations échelonnées : les règles d’hygiène qui régissent le protocole ont été particulièrement compliquées à mettre en place et à respecter pour David Hartmann et l’équipe de direction.

« Dès la parution du protocole, nous avons mis en place de petits groupes de travail chargés de mener bien les dispositifs, assure David Hartmann. Ce n’est plus le même lycée Diderot , tout a changé. Le réaménagement des sens de circulation a fortement mobilisé les équipes. Il s’agit d’un travail complexe. La distanciation et le respect des gestes barrières ont nécessité aussi une vraie réflexion. »

La réouverture de Diderot, c’est une priorité. Une urgence à la fois scolaire et sociale «  même si tout a été fait pour accompagner les élèves au quotidien, convient encore David Hartmann. Moins de cinq éléments ont complètement décroché mais il nous faut, malgré tout, retrouver rapidement nos élèves. »

Cette rentrée va s’exercer de façon progressive. Une montée en puissance douce mais nécessaire pour s’adapter à un outil pédagogique entièrement revisité. «  Nous avons mis en place un parcours de déconfinement à l’adresse des élèves, une manière d’aborder les nouveaux dispositifs même si la priorité reste le retour des élèves dans les ateliers. »

Après de très longues semaines de repli sur soi, le lycée Diderot entend retrouver un nouveau souffle et offrir à tous ses élèves de nouveaux espoirs de réussite scolaire

Tout a été fait pour ne pas perdre les élèves

Il va falloir remobiliser les élèves et surtout renouer le contact avec les élèves qui ont décroché. Une mission périlleuse pour les enseignants et l’équipe de direction.

Si la continuité pédagogique a pu se réaliser, grâce notamment à la Région Grand Est qui a fourni 60 équipements numériques aux élèves qui en étaient dépourvus, rien n’aura été facile, malgré tout.

«  Les vécus ont été très différents selon les élèves, concède David Hartmann. Nous avons entretenu des contacts téléphoniques réguliers pour ne pas casser le lien scolaire et pour reprendre en main des élèves qui étaient en train de se perdre. »

Les enseignants ont dû réinventer leurs cours pour essayer de les accrocher et de trouver aussi des stratagèmes pour tenter d’entretenir le lien scolaire mis à mal pendant le confinement. Un travail de tous les instants qui a contribué, c’est certain, à sauver bien des élèves d’un naufrage scolaire.

 CHRISTOPHE LEVERT

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