Un nouveau chantier-école nucléaire au Greta de Romilly-sur-Seine

 

Salariés et demandeurs d’emploi peuvent de nouveau passer leurs habilitations à Romilly.

 

Le chantier-école nucléaire reproduit – à très petite échelle – l’environnement d’une centrale nucléaire.

Le chantier-école nucléaire reproduit - à très petite échelle - l’environnement d’une centrale nucléaire. Des écrans permettant aux formateurs de suivre les stagiaires.

Le chantier-école permet aux stagiaires de passer leurs habilitations nucléaires.

Cinq des douze premiers stagiaires et leur formatrice.

Un magasin d’outillage, des vestiaires, une mini-« salle des machines », une salle de tri des déchets au rez-de-chaussée ; la « zone contrôlée » et tout son protocole d’entrée et de sortie à l’étage. C’est un tout nouveau chantier-école nucléaire qui a vu le jour au Greta Sud Champagne de Romilly-sur-Seine. La semaine dernière, les douze premiers stagiaires le découvraient en même temps que les partenaires qui ont permis de concrétiser ce projet, lancé il y a un an et demi, et représentés par Jacques Beaujean, élu régional, Lucien Gobert, président du Greta Sud Champagne, et Patrice Pouget, directeur régional Trihom, organisme de formation du groupe Orano.

En effet, en début d’année 2019, le Greta et son partenaire Trihom ne pouvaient plus former, à Romilly, les salariés des entreprises prestataires et les demandeurs d’emploi aux habilitations nucléaires.

Car, pour travailler sur un site nucléaire comme la centrale de Nogent-sur-Seine, il ne suffit pas de connaître son métier, il s’agit aussi de connaître tous les protocoles de radioprotection mais également, par exemple, être capable de s’orienter facilement sur le site en pouvant en déchiffrer toute la nomenclature sur la signalétique, ou encore connaître l’ensemble des codes couleurs réglementaires utilisés. À l’image de ce rose « FME » (Foreign Material Exclusion) qui vise à délimiter toute zone où l’on doit absolument veiller à ne pas perdre d’objets, mais aussi les moyens pour aider les salariés à remplir cet objectif, comme par exemple un cordon pour attacher son casque à sa tenue.

Des locaux transformés par la Région à hauteur de 200 000 €

Afin de maîtriser toutes ces notions, des formations donnant accès à des habilitations sont nécessaires. D’où la nécessité de restructurer les locaux du Greta, l’ancien bâtiment modulaire du chantier-école appartenant à Trihom et installé dans la cour du Greta, ne répondant plus aux normes.

Porté par la Région Grand Est (propriétaire des locaux se situant dans l’enceinte du lycée Diderot) à hauteur de 200 000 € pour les travaux, le projet a été financé également à hauteur de 150 000 € par les Greta pour l’achat de matériel ; par Trihom par le biais de matériel donné au Greta Sud Champagne (équivalent à 120 000 €) ; et par la centrale de Nogent par la fourniture de la signalétique et la mise à disposition du matériel de formation. Un projet co-construit avec le Greta des Ardennes, sachant que, pour passer ces habilitations, les stagiaires devaient se rendre, au plus près, dans les Ardennes et en Moselle. Pour Pôle Emploi, ce chantier-école à Romilly-sur-Seine est donc essentiel. « Environ 200 personnes ont été recrutées en CDI ou CDD ces dernières années à la centrale », a souligné, à l’occasion de la visite, Isabelle Piat, responsable du service entreprises à l’agence Pôle Emploi de Romilly, en pensant au prochain arrêt de tranche qui aura lieu en février à la centrale et synonyme de nombreuses activités de maintenance.

 SANDRA ROGER (EST ECLAIR)

 

Chantier-école nucléaire : les formations dispensées

Sont dispensées au chantier-école nucléaire du Greta Sud Champagne à Romilly-sur-Seine les formations réglementaires et les habilitations nucléaires suivantes : Savoir commun du nucléaire niveau 1 (SCN1) – 35 h, Savoir commun du nucléaire niveau 2 (SCN2) – 28 h, Complément sûreté qualité (CSQ) – 21 h, Radioprotection niveau 1 (RP1) – 28 h, Radioprotection niveau 2 (RP2) – 28 h ; la formation Stars (stage technique d’appui en radioprotection et en sécurité) dont une partie réalisée en centre de formation et l’autre partie à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ; et les recyclages associés à chacune de ces formations.

 

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